Faire entrer de l'air frais et sain dans la maison est une aspiration fondamentale, mais sa réalisation peut s'avérer complexe, surtout dans des environnements urbains ou à proximité de zones d'activité intense. L'air que nous respirons, notre élément vital, est constamment exposé à des polluants invisibles tels que l'oxyde d'azote, la poussière fine et le pollen. Ces éléments, lorsqu'ils pénètrent à l'intérieur, peuvent avoir des conséquences néfastes sur notre santé et notre bien-être. Il est donc impératif de mettre en place des solutions efficaces pour garantir une qualité d'air intérieur (QAI) optimale.

La pollution particulaire, souvent invisible à l'œil nu, représente un défi majeur pour la santé publique. Ces particules proviennent de diverses sources : les processus de combustion (véhicules, industrie), l'usure des matériaux (pneus, freins, revêtements de chaussée) et même les activités domestiques. Le dioxyde d'azote (NO2), particulièrement émis par les gaz d'échappement, est un exemple éloquent de polluant dangereux. Il peut exacerber des conditions préexistantes comme l'asthme, en provoquant un rétrécissement des voies bronchiques. La poussière fine, quant à elle, est à l'origine de maladies respiratoires et cardio-vasculaires. Les particules inhalées peuvent entraîner une cascade de problèmes, allant de simples irritations des voies respiratoires à des pathologies chroniques, voire à des impacts sanitaires plus graves. Il est même possible aujourd'hui de corréler la mortalité journalière dans les grandes villes au taux de particules mesuré dans leur atmosphère. Selon une étude de l'InVS, l'excès de risques de mortalité augmenterait de 1,4 % pour une augmentation de 10 µg/m³ des PM10.
L'impact économique de cette mauvaise qualité de l'air intérieur est également considérable. Une mauvaise QAI coûte chaque année des milliards d'euros, principalement en raison des pathologies qu'elle engendre. Une étude trilatérale menée en Autriche, en France et en Suisse a évalué, en 1999, les pertes de ressources économiques engendrées par la pollution atmosphérique, dont l'indicateur était les PM10, à environ 7 milliards d'euros par an. Ces particules, formées d'amas physico-chimiques et de microorganismes, peuvent également transporter des bactéries contagieuses, ajoutant une dimension sanitaire supplémentaire à ce problème.
Face à ces constats, l'importance des systèmes de filtration de l'air devient évidente. L'air intérieur, dans lequel nous passons environ 67% de notre temps selon un rapport de l'InVS, est rarement considéré comme un élément à maintenir propre et hygiénique au même titre que les autres composantes du logement. Pourtant, il est le lien crucial entre l'extérieur et l'intérieur, entre les différentes pièces et les occupants. La maîtrise du taux de particules dans l'air est donc un véritable enjeu sanitaire.
Les systèmes de ventilation mécanique, qu'il s'agisse de VMC simple flux, double flux, VMI (Ventilation Mécanique par Insufflation) ou VPH (Ventilation par Pression Hygroréglable), jouent un rôle déterminant dans la gestion de la qualité de l'air intérieur. Ces appareils sont conçus pour renouveler l'air ambiant, mais leur efficacité dépend intrinsèquement de la qualité des filtres qu'ils intègrent.

Le choix d'un filtre adapté peut s'avérer complexe en raison de la multitude de marques, de modes de filtration et de compatibilités. La norme mondiale ISO 16890, entrée en vigueur en janvier 2018 et remplaçant la norme EN 779:2012, permet désormais de classifier les filtres en fonction de leur niveau de filtration de l'air. Cette classification offre une meilleure compréhension de l'efficacité des filtres face aux différentes tailles de particules.
Les filtres VMC se déclinent en plusieurs types, notamment les filtres d'extraction, qui traitent l'air vicié avant son rejet, et les filtres d'insufflation, qui purifient l'air entrant. Chaque système de ventilation, qu'il soit de type VPH, VMI ou VPS, possède des caractéristiques techniques spécifiques qui exigent l'utilisation de filtres adaptés à leurs dimensions et à leur conception.
Certains systèmes de filtration sont conçus pour des applications spécifiques. Par exemple, une gamme de filtres en acier inoxydable 316 est disponible pour la filtration de particules dans l'air comprimé, capable de supporter des températures allant jusqu'à 250°C. Ces filtres existent en trois grades de filtration (5 microns, 1 micron et 0,01 micron) et sont équipés de coupelles en acier pour résister aux environnements exigeants. La gamme comprend 8 modèles couvrant des débits jusqu'à 1150 mètres cubes par heure sous une pression de 7 bars. Les débits indiqués sont à pression atmosphérique (20°C et 1 Bar absolu). Ces filtres série HT sont fournis sans système de purge, avec des raccords de purge variés selon les modèles.

L'innovation dans le domaine de la filtration d'air offre des solutions de plus en plus performantes pour améliorer la qualité de l'air intérieur. Le filtre NOx, par exemple, est conçu pour garantir une qualité d'air intérieur supérieure à celle de l'environnement extérieur. Il ne se contente pas d'éliminer les pollens, mais capture également les poussières fines responsables de maladies respiratoires et cardio-vasculaires. Ce filtre innovant peut être intégré ultérieurement dans de nombreux aérateurs SIEGENIA, offrant ainsi une solution de mise à niveau accessible.
Le retour d'expérience en site urbain démontre que la QAI peut être significativement améliorée en filtrant les particules, et ce, pas nécessairement avec une ventilation double-flux complexe, mais simplement au niveau des entrées d'air filtrantes. Une étude menée sur un logement de 52 m² à Lyon, en phase de rénovation, a permis de tester une entrée d'air filtrante de type FILEA. Les résultats ont montré une amélioration notable de la qualité de l'air intérieur par rapport à l'air extérieur pendant la période d'utilisation du filtre. L'air neuf est ainsi passé d'un niveau "SUP 5" à "SUP 2" selon le tableau de corrélation entre la qualité de l'air insufflé et les concentrations attendues en PM10 et PM2,5 selon les valeurs guides de l'OMS.
Aldes propose également sa solution exclusive InspirAIR® Home, qui, selon le type de filtre installé, permet de filtrer jusqu'à 99 % des pollens, des bactéries et des particules fines PM2,5 et PM10. Le filtre à poussière, de série sur tous les InspirAIR®, est placé côté extraction d'air vicié pour éviter l'encrassement de l'échangeur.
La performance d'un système de purification d'air dépend non seulement de la qualité du filtre, mais surtout de la régularité de son entretien. Pour assurer la performance des moteurs des centrales de traitement de l'air et garantir la sécurité sanitaire des occupants, il est crucial de changer les filtres régulièrement. Le minimum requis est un changement par an, mais une fréquence plus élevée peut être nécessaire en fonction de l'environnement et de l'utilisation.
Pour choisir le filtre adéquat, il est essentiel d'identifier précisément le modèle de son système de ventilation (VPH, VMI, VPS) et d'utiliser exclusivement un filtre adapté aux dimensions spécifiques de l'installation. La combinaison d'un bon filtre, d'une installation adaptée et d'un entretien régulier permet de limiter les problèmes liés à l'humidité, aux acariens et aux fissures, contribuant ainsi à un environnement intérieur plus sain et préservant la santé des occupants.

Des marques comme Winflex Ventilation et Secret Jardin proposent des filtres à particules de haute qualité, conçus pour offrir une protection maximale. Ces filtres sont indispensables pour garantir un environnement sain et exempt de contaminants. Ils sont disponibles pour les entrées et sorties d'air, avec des compatibilités étendues pour différents diamètres. Secret Jardin est particulièrement reconnue pour ses solutions innovantes et sa compatibilité avec ses propres systèmes de ventilation. Le nettoyage régulier des filtres à particules est recommandé pour éliminer les poussières et les débris accumulés, assurant ainsi leur efficacité optimale.
En conclusion, l'investissement dans des systèmes de filtration d'air performants et leur entretien régulier sont des étapes fondamentales pour garantir une qualité d'air intérieur saine et préserver la santé de tous. La prise de conscience de l'impact de la pollution particulaire et l'adoption de solutions adaptées constituent des enjeux majeurs pour notre bien-être et notre santé.
tags: #filtre #particule #aeration