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Une thermopompe est un appareil reconnu pour sa capacité à transformer l’air chaud afin de rafraîchir votre maison pendant l’été. Mais les thermopompes sont-elles tout aussi efficaces en hiver? Parcourez cet article afin d’obtenir plus d’informations sur le fonctionnement des thermopompes en période hivernale.

Qu'est-ce qu'une thermopompe et comment fonctionne-t-elle ?

La thermopompe est un appareil qui peut à la fois faire office de chauffage et de climatisation en se servant principalement de la chaleur contenue dans l’air. Ainsi, elle garde la maison à une température adéquate aussi bien en hiver qu’en été. Le fonctionnement d’une thermopompe est à la fois simple et complexe. Elle dispose d’un liquide frigorigène contenu dans deux conduits en serpentin et qui sera comprimé par un compresseur. Lorsque la thermopompe est en mode chauffage, le liquide frigorigène est acheminé vers le serpentin extérieur sous forme de gaz. Ce dernier sera ensuite ramené vers le serpentin intérieur, puis comprimé. Cela va faire augmenter sa température. Cette chaleur sera ensuite diffusée grâce à un ventilateur afin de chauffer les pièces de la maison.

Malgré le fait que la thermopompe puisse jouer le rôle de climatiseur, elle ne produit pas de froid pour autant. En effet, lorsqu’elle est en mode climatisation, elle extrait la chaleur présente dans l’air à l’intérieur des pièces et l’expulse à l’extérieur. L’air plus frais est ensuite diffusé dans toute la maison. Mais l’autre qualité de la thermopompe, c’est sa capacité à améliorer la qualité de l’air dans la maison en réduisant son humidité. En d’autres termes, elle remplit trois fonctions : chauffage, climatisation et déshumidification.

Schéma de fonctionnement d'une thermopompe

Quelle est l’efficacité d’une thermopompe en hiver ?

Comme vous pouvez le voir, la thermopompe est un appareil très polyvalent qui est utile aussi bien en été comme en hiver. Mais la véritable question concerne la capacité de la thermopompe à subvenir aux besoins de chauffage d’une maison lorsque la température est au plus bas en hiver. Est-elle suffisante ou doit-on installer d’autres systèmes de chauffage en renfort ?

La thermopompe capte la chaleur extérieure dans l’air ambiant afin de la redistribuer dans votre maison, et ce, grâce à des fluides frigorigènes capables d'extraire la chaleur même pendant les températures hivernales. Avec les avancées technologiques, les thermopompes modernes en mode chauffage ont un rendement et une performance constante lorsque les températures extérieures varient de -10° à -15°C selon les modèles. Quand la température extérieure tombe en dessous de -15°C, l’appareil devra fournir plus d’effort pour continuer à chauffer, ce qui réduira son rendement énergétique. Il est donc recommandé de combiner la thermopompe à un autre système de chauffage tel que les plinthes électriques, pour maintenir la chaleur au sein de votre habitat.

Les hivers rigoureux posent souvent une question cruciale pour de nombreux propriétaires : une thermopompe peut-elle vraiment faire face au grand froid ? Conçues pour être efficaces dans les climats tempérés, les thermopompes suscitent parfois des doutes quant à leur performance lorsqu’il fait très froid. Pourtant, ces systèmes offrent des avantages indéniables en termes d’efficacité énergétique et de confort, même dans les régions aux températures les plus extrêmes.

Une thermopompe est un appareil qui transfère la chaleur d’un endroit à un autre. En hiver, elle capte la chaleur présente dans l’air extérieur, même lorsqu’il fait froid, pour la transférer à l’intérieur de la maison. Le processus utilise un fluide frigorigène qui circule entre une unité extérieure et une unité intérieure. Ce fluide absorbe la chaleur à l’extérieur, se vaporise, puis est compressé pour augmenter sa température. Lorsque la température extérieure descend très bas, la quantité de chaleur dans l’air diminue, ce qui complique le travail de la thermopompe. À des températures extrêmes (en dessous de -10 °C ou -15 °C), les modèles standards de thermopompes deviennent moins efficaces car elles peinent à extraire suffisamment de chaleur de l’air.

Les thermopompes modernes, en particulier celles conçues pour les climats froids, sont capables de fonctionner efficacement jusqu’à environ -25°C, voire -30°C pour certains modèles haut de gamme. À 0°C : Une thermopompe fonctionne presque à pleine efficacité. À -10°C : À cette température, la thermopompe commence à perdre un peu d’efficacité, mais elle peut encore extraire suffisamment de chaleur pour chauffer la maison. À -20°C : Les thermopompes classiques atteignent souvent leur limite à cette température, et leur rendement diminue considérablement. C’est ici que l’utilisation d’un chauffage d’appoint, comme des résistances électriques, devient nécessaire pour compenser la baisse de performance. En dessous de -25°C : Même les thermopompes conçues pour les grands froids peuvent avoir du mal à fonctionner à ces températures extrêmement basses. À mesure que la température baisse, la quantité de chaleur que la thermopompe peut extraire de l’air diminue, ce qui entraîne une réduction de son coefficient de performance (COP), c’est-à-dire le rapport entre la chaleur produite et l’énergie consommée. À 0°C, une thermopompe peut produire jusqu’à 3 à 4 fois plus de chaleur que l’énergie qu’elle consomme. Les utilisateurs de thermopompes craignent parfois de ressentir un air moins chaud qu’avec un chauffage traditionnel.

Dans un climat comme celui du Québec, où les variations de température sont marquées, la question du fonctionnement en continu des thermopompes revient fréquemment. Est-il vraiment judicieux de laisser une thermopompe fonctionner 24 heures sur 24? Certains avancent que cela stabilise la température et réduit la pression sur les composants. D’autres soutiennent qu’un tel usage pourrait augmenter la facture d’électricité et user prématurément l’appareil. L’un des principaux avantages d’une utilisation continue réside dans la constance thermique. En maintenant une température stable, la thermopompe évite les écarts désagréables ressentis lors des démarrages et arrêts fréquents. Cela est particulièrement utile dans les maisons à plusieurs étages, où les variations de température peuvent être plus marquées. Cependant, si la thermopompe est mal dimensionnée ou que la maison est mal isolée, un fonctionnement 24h/24 peut mener à une consommation excessive. C’est pourquoi il est important d’ajuster les réglages intelligemment, selon les plages horaires d’occupation et les besoins réels. Un thermostat programmable permet d’automatiser la température selon l’heure de la journée et les habitudes de vie des occupants. Par exemple, il peut abaisser légèrement la température durant la nuit ou en période d’absence, puis la rehausser avant le réveil ou le retour à la maison. Les systèmes dotés de la connectivité WiFi offrent encore plus de flexibilité. Grâce à une application mobile, il est possible de surveiller et d’ajuster les paramètres de la thermopompe en tout temps, même à distance. Cela favorise une utilisation intelligente et évite les oublis coûteux. Pour tirer le meilleur parti d’un fonctionnement prolongé, il est utile de combiner la thermopompe à des ventilateurs de plafond, qui aideront à répartir l’air chaud ou froid dans toutes les pièces. Garder les portes fermées entre les zones chauffées et non chauffées contribue également à maintenir une température uniforme. Une bonne isolation est essentielle pour que la thermopompe n’ait pas à surcompenser les pertes thermiques. Cela inclut l’ajout de coupe-froid autour des fenêtres et des portes, l’installation de rideaux isolants et, si possible, l’amélioration de l’isolation du grenier. Lors de périodes de grand froid ou de canicule, il peut être pertinent d’utiliser une source d’appoint comme un poêle à bois, un convecteur ou un climatiseur mobile pour soulager la thermopompe. Cela permet de conserver un confort optimal sans mettre l’appareil en surcharge. Comme tout appareil mécanique, la thermopompe nécessite un entretien périodique pour fonctionner efficacement. Sans entretien, les filtres s’encrassent, les serpentins s’obstruent et les performances déclinent. Les filtres doivent être nettoyés ou remplacés environ tous les trois mois, voire plus souvent en période d’utilisation intensive. L’unité extérieure doit être dégagée des feuilles, poussières ou glace qui nuisent à la circulation de l’air. Une thermopompe mal dimensionnée, trop petite ou trop puissante, entraîne une régulation inefficace. Seul un professionnel qualifié peut évaluer précisément les besoins thermiques de votre habitation en tenant compte de la superficie, de l’orientation, de l’isolation, du nombre d’étages et des habitudes d’utilisation. Grâce aux technologies connectées, la thermopompe devient un outil de gestion intelligente de l’énergie. L’ajustement à distance, les scénarios personnalisés et les notifications automatiques permettent une maîtrise plus fine de la consommation. Ces innovations s’inscrivent dans une logique de maison intelligente. En connectant la thermopompe à un écosystème domotique, il devient possible d’intégrer le chauffage à l’ensemble des systèmes de gestion énergétique, incluant l’éclairage, la ventilation, et la sécurité. Laisser sa thermopompe fonctionner 24h/24 peut s’avérer avantageux si le système est bien entretenu, bien dimensionné, et utilisé dans une maison correctement isolée. Pour optimiser les résultats, combinez ce fonctionnement avec un thermostat programmable, une gestion intelligente à distance, et un entretien régulier. Dès que vous constatez une baisse de performance, un bruit anormal ou une consommation inhabituelle, il est temps de consulter un professionnel certifié.

En hiver, l’air devient sec.

Notion de coefficient de performance (COP)

Pour répondre à la question de l'efficacité en hiver, il est important de parler du coefficient de performance. Il s’agit d’un chiffre indiquant la performance d’un appareil donné à une température donnée. Le coefficient de performance ou CP va donc permettre de déterminer l’efficacité d’une thermopompe selon la température extérieure. Normalement, cette efficacité décroît de manière linéaire au fur et à mesure que la température baisse. Voici un exemple très simple : pour un appareil indiquant un CP de 2 signifie qu’il faut utiliser 1 kWh d’électricité pour produire l’équivalent de 2 kWh de chauffage.

Selon l’Office de l’Efficacité Énergétique des Ressources Naturelles du Canada, les thermopompes moyennes proposent un CP de 2,3 à une température de -8 °C. Lorsque la température atteint -15 °C, le CP chute à 1.

Pour les zones situées dans le sud du Québec, les thermopompes normales suffisent à combler les besoins des maisons toute l’année. Par contre, pour les zones situées plus au nord où les températures vont largement en dessous de zéro, les thermopompes conventionnelles trouvent leur limite.

Le coefficient de performance (COP) est un rapport entre la quantité de chaleur produite par rapport à l’énergie consommée. Par exemple, une plinthe électrique produit un joule de chaleur par joule d’énergie consommée. Son COP est donc de 1. Une thermopompe peut produire de 2 à 4 joules de chaleur par joule d’énergie consommée, pour des COP de 2 à 4.

Le COP d’une thermopompe tend à diminuer avec la baisse de température extérieure. Cependant, lorsqu’elle est bien réglée et correctement entretenue, elle peut conserver un COP moyen avantageux jusqu’à environ -10 °C. Le dégivrage automatique contribue à maintenir ce rendement en évitant que la glace n’étouffe l’échange thermique.

Thermopompes adaptées aux climats froids

Ces dernières années, les technologies utilisées dans la conception des thermopompes ont beaucoup évolué, ce qui a permis de créer des modèles beaucoup plus efficaces à des températures plus basses. Par exemple, certains modèles proposent un CP allant jusqu’à 1,5 à des températures avoisinant les -21 °C. Afin d’atteindre une telle efficacité, ces nouveaux modèles de thermopompes sont plus gros afin d‘accueillir une plus grande taille d’échangeur de chaleur et un compresseur plus performant. La plupart du temps, l’appareil va fonctionner à bas régime et ne sera pleinement sollicité que lors des périodes de grand froid. Ces thermopompes plus puissantes sont logiquement plus chères, mais elles permettent de combler les besoins en chauffage même dans les zones les plus froides du Canada sans l’aide d’autres systèmes de chauffage.

Graphique comparant le COP de différents systèmes de chauffage en fonction de la température

La Daikin ATMOSPHERA est une thermopompe murale idéale pour les climats froids, offrant une performance de chauffage à 100 % jusqu’à -20°C et continuant à fonctionner jusqu’à -25°C. Avec une efficacité énergétique impressionnante (27,4 SEER2) et des fonctionnalités comme le démarrage à chaud, le contrôle wifi et un traitement anti-corrosion, elle assure un confort optimal tout en réduisant les coûts d’exploitation.

Toutes les thermopompes ne se valent pas, et il est important de choisir un modèle adapté aux rigueurs climatiques du Québec. Les thermopompes capables de fonctionner à des températures aussi basses que -35°C sont généralement les plus recommandées. Ces modèles, appelés thermopompes « basse température » ou « hyperfrigorifiques », sont spécialement conçus pour maintenir une performance optimale malgré les hivers froids.

Lorsque vous envisagez d’installer une thermopompe, il est essentiel de prendre en compte sa performance au froid, indiquée par le coefficient de performance (COP) à basse température. Plus ce chiffre est élevé, plus votre thermopompe sera performante même en hiver. Les thermopompes certifiées Energy Star sont généralement un bon point de départ, car elles répondent à des critères d’efficacité élevés.

Certaines thermopompes très efficaces peuvent chauffer jusqu’à des températures extérieures de -35 degrés!

Photo d'une unité extérieure de thermopompe résistante au froid

Les avantages de la thermopompe pendant l’hiver

Avec la rigueur de l’hiver au Québec, l’alliance d’une thermopompe à votre système de chauffage traditionnel, présente de nombreux avantages :

  • La thermopompe consomme moins d’énergie que les systèmes traditionnels comme les chaudières électriques ou au gaz, vous permettant de bénéficier d’une efficacité énergétique accrue et vous garantit une réduction des coûts de l’électricité consommée.
  • Les modèles modernes de thermopompe sont efficaces et adaptés aux climats froids. Elles peuvent fonctionner et chauffer l’intérieur de votre maison à des températures extérieures basses.
  • Les thermopompes sont une option écologique, car leur utilisation ne nécessite pas la combustion du charbon. En plus, les thermopompes maintiennent une température agréable et confortable.

La thermopompe constitue un investissement rentable sur le long terme en raison de sa flexibilité lors des changements de saisons. Il n'est généralement pas nécessaire d'arrêter complètement une thermopompe en hiver, car elle est conçue pour fonctionner toute l'année pour chauffer et refroidir votre maison.

Comparées aux plinthes électriques, qui une unité d'énergie en chaleur par unité d'énergie consommée, les thermopompes murales peuvent produire de 2 à 4 fois plus! En d’autres termes, pour chaque dollar dépensé en électricité, une thermopompe vous donne deux à quatre fois plus de chaleur qu’un chauffage électrique standard. Cette différence peut avoir un impact significatif sur vos factures énergétiques. Plusieurs études estiment qu’une thermopompe peut réduire les coûts de chauffage de 30 % à 50 %, en fonction du modèle et des conditions climatiques. C’est une économie non négligeable pour une maison québécoise qui repose traditionnellement sur des plinthes électriques.

L'importance du chauffage d'appoint

Même si les thermopompes sont capables de chauffer efficacement pendant une grande partie de l’hiver, elles atteignent tout de même leurs limites lors des journées de froid extrême, où les températures chutent sous les -25°C ou -30°C. À ce stade, l’air extérieur est si froid que la thermopompe ne peut plus capter suffisamment de chaleur pour la redistribuer efficacement à l’intérieur.

Plusieurs modes de chauffage d’appoint peuvent être utilisés pour prendre le relais sur la thermopompe lors des journées très froides :

  • Fournaise centrale électrique : Si votre maison est équipée de conduits centraux de ventilation ou du chauffage à l’eau chaude, une fournaise électrique est une option intéressante. Ce type d’appareil peut être connecté avec la thermopompe pour changer automatiquement d’un mode de chauffage à l’autre.
  • Fournaise centrale au gaz naturel : Comme la fournaise électrique centrale, la fournaise au gaz procure un mode de chauffage fiable et performant qui peut prendre le relais sur la thermopompe lors de températures très froides.
  • Plinthes électriques : Si votre maison est déjà équipée de plinthes électriques, conservez-les même si vous installez une thermopompe! Lors des températures très froides, vous pourrez utiliser vos plinthes temporairement lors des journées les plus froides.
  • Poêle à bois : Le poêle au bois, si vous en avez un, est également un mode de chauffage d’appoint qui peut fournir la chaleur nécessaire lors des journées les plus froides. Le principal inconvénient est que vous devrez rester sur place pour l’alimenter, contrairement à une fournaise ou à des plinthes électriques.

Peu importe le mode de chauffage d’appoint que vous choisissez, l’objectif est d’être en mesure d’apporter un soutien temporaire à votre thermopompe lors des périodes de froid extrême.

Une fournaise électrique centrale se combine parfaitement à une thermopompe pour prendre le relais lors des journées très froides!

Illustration de différents systèmes de chauffage d'appoint

Comment préparer une thermopompe à la venue de l’hiver ?

Si vous voulez que votre thermopompe soit apte à remplir pleinement son rôle durant l’hiver, il est important de réaliser un entretien et de prendre des mesures préventives. Voici quelques conseils qui pourraient être utiles.

Dégager la zone autour de l’unité extérieure : Optimisez la circulation d‘air autour de l’unité extérieure de votre thermopompe avant l’arrivée des basses températures. Les feuilles mortes, les mauvaises herbes et tout obstacle susceptible de bloquer le passage de l’air doivent être retirés.

Changer les filtres de la thermopompe : Si les filtres de votre thermopompe commencent à dater, il est plus que jamais temps de les remplacer avant que les températures ne chutent considérablement. Un filtre sale fait difficilement circuler l’air, ce qui sollicite davantage votre thermopompe et augmente votre consommation d’énergie.

Vérifier le fonctionnement de votre thermopompe : Il est important de tester le fonctionnement de votre thermopompe avant l’arrivée du grand froid. Pour cela, vérifiez si l’appareil distribue bien de l’air chaud lorsque le thermostat est réglé sur cette fonction. Scrutez également les odeurs qui s’y dégagent, notamment celles de moisissure. Cela indique que les filtres sont très sales et que des bactéries se sont développées dans l’appareil.

Faire inspecter votre thermopompe par un professionnel : Il n’y a rien de tel que les yeux et le savoir-faire d’un professionnel aguerri pour déceler tout problème sur votre thermopompe. Il vaut mieux trouver les anomalies avant l’arrivée du grand froid plutôt qu’être pris au dépourvu au moment opportun. En anticipant votre entretien, vous vous assurez une tranquillité durant tout l’hiver concernant votre solution de chauffage.

Nettoyage des conduits : Les conduits jouent également un rôle dans la qualité de l’air qui circule dans la maison.

Un entretien hivernal adapté joue un rôle central dans la stabilité du cycle de chauffage et dans la durée de vie de la thermopompe. Avant de lister les tâches, rappelons qu’un entretien saisonnier vient en complément des visites professionnelles. Avant l’arrivée des premiers gels, quelques vérifications rapides peuvent faire une grande différence. Au-delà du confort et de l’efficacité, la sécurité électrique reste un point majeur.

Pendant le cycle de dégivrage, la chaleur est temporairement dirigée vers l’unité extérieure.

Nettoyer et désinfecter la thermopompe extérieure

Fonctionnement de la thermopompe en hiver : Cycles de dégivrage et ajustements

Utiliser la thermopompe en mode chauffage pour nos hivers québécois, c’est brillant. Chaque année, le retour de la saison froide nous affecte sur plusieurs plans. Les journées raccourcissent, le mercure descend pendant que la facture d’électricité grimpe en flèche! Heureusement, des solutions existent pour réduire significativement les coûts de chauffage.

D’entrée de jeu, sachez que la thermopompe agit comme un système de chauffage à air en hiver. Elle inverse son cycle de refroidissement pour produire de la chaleur. En fait, elle absorbe la chaleur par la condensation et l’évaporation d’un réfrigérant fluide. Le compresseur le fait circuler entre les serpentins situés à l’intérieur de votre maison et à l’extérieur. À des températures extérieures douces (généralement jusqu’à -10° ou -12°), elle extrait efficacement la chaleur de l’air extérieur pour la déplacer à l’intérieur. Cependant, lorsque les températures chutent en dessous de cette limite, son efficacité diminue puisqu’il n’y a plus assez d’air chaud. C’est pourquoi les maisons posséderont un autre système de chauffage principal, comme une fournaise ou des plinthes électriques par exemple, ou alors un chauffage d’appoint.

D’ailleurs, par mesure de protection, votre thermopompe s’arrêtera lorsqu’il fera plus froid que sa capacité. Le système principal prendra également le relais lors des périodes de dégivrage de votre appareil.

Par contre, certaines thermopompes sont aujourd’hui beaucoup plus performantes et adaptées à notre climat nordique. D’ailleurs, plusieurs subventions rendent leur achat encore plus avantageux! Celles-ci peuvent réussir à chauffer votre domicile jusqu’à -30 °Celsius! Pour savoir quelle thermopompe conviendrait à votre maison, à votre budget et à vos exigences, référez-vous à notre Guide d’achat pour thermopompe centrale ou notre Guide d’achat pour thermopompe murale.

Le fonctionnement de la thermopompe est optimal lorsque vous la réglez à une température constante. L’explication est que l’appareil travaille plus fort quand vous augmentez ou réduisez la température. Si vous le pouvez, demandez la température souhaitée et n’y pensez plus. Ou bien, à l’aide de votre thermostat programmable, entrez la chaleur désirée en fonction de vos périodes de présence et d’absence, ainsi que des activités de la maisonnée.

Le cycle de chauffage d’une thermopompe repose sur un principe simple : transférer la chaleur de l’air extérieur vers l’intérieur du bâtiment. En hiver, ce principe reste le même, mais les conditions deviennent beaucoup plus exigeantes. Lorsque l’hiver s’installe, la thermopompe doit travailler davantage pour extraire la chaleur disponible dans l’air extérieur. Plus la température baisse, plus il est difficile de capter suffisamment d’énergie thermique, ce qui allonge les cycles de fonctionnement et sollicite davantage le compresseur. Dans ces conditions, on observe souvent un fonctionnement plus continu, avec moins d’arrêts prolongés.

En mode chauffage, l’unité extérieure se refroidit fortement, au point que l’humidité de l’air gèle sur le serpentin. Une certaine quantité de givre est donc inévitable. Pour éviter cette situation, le cycle hivernal inclut automatiquement des phases de dégivrage. La thermopompe inverse alors temporairement la circulation du réfrigérant pour envoyer la chaleur vers l’extérieur. Le serpentin extérieur se réchauffe, la glace fond et le cycle de chauffage normal peut reprendre.

Le déclenchement du dégivrage n’est pas aléatoire : il dépend de la température, de l’humidité et des informations fournies par les capteurs de la thermopompe. En hiver, l’humidité contenue dans l’air se condense sur les surfaces froides de l’unité extérieure, puis gèle. Plus l’air est proche de 0 °C et saturé en humidité, plus ce phénomène est rapide. Pendant ce cycle, le ventilateur extérieur s’arrête généralement et la vanne d’inversion modifie la direction de circulation du réfrigérant. La chaleur se dirige alors vers l’unité extérieure pour faire fondre le givre. Les observations de terrain montrent qu’en conditions humides près de 0 °C, la fréquence typique du dégivrage se situe souvent autour de 45 à 60 minutes. Pour l’utilisateur, la grande question est de savoir quand le comportement de la thermopompe est normal, et quand il traduit une anomalie. Une fine couche de givre fait partie du fonctionnement courant.

La durée d’un cycle de dégivrage n’est pas fixe. Plus l’air est humide et proche du point de congélation, plus les cycles sont fréquents. Ces valeurs représentent des tendances observées dans des conditions hivernales comparables. Pendant un dégivrage, l’air soufflé à l’intérieur peut sembler plus tiède, voire légèrement frais pendant quelques instants. Ceci est lié au fait que la thermopompe envoie momentanément la chaleur vers l’unité extérieure.

Oui. Quand il fait très froid, l’appareil doit compenser des pertes de chaleur plus importantes. Une couche de givre qui persiste ou s’épaissit peut signaler un problème de capteur, de vanne ou de flux d’air. Certains modèles conservent un rendement acceptable jusqu’à des températures très basses ; d’autres nécessitent davantage l’appui d’un chauffage d’appoint. Dès que les cycles de dégivrage deviennent anormalement fréquents, que le givre forme une couche compacte et dure ou que des bruits inhabituels persistent, il est conseillé de consulter un spécialiste. À Gatineau et en Outaouais, Réfrigération Jolicoeur peut accompagner les propriétaires dans l’analyse de leur cycle de chauffage hivernal, l’entretien préventif et l’optimisation de leur thermopompe.

Le cycle de chauffage d’une thermopompe en hiver est plus complexe qu’il n’y paraît, mais il suit une logique précise : adapter en continu le fonctionnement de l’appareil aux conditions extérieures pour maintenir le confort intérieur. Le dégivrage automatique, la gestion du givre, la fréquence des cycles et les réglages de base s’inscrivent tous dans un même objectif : préserver la performance et la durabilité du système. En appliquant un entretien saisonnier rigoureux, en surveillant quelques indicateurs clés et en faisant appel à un professionnel en cas de doute, il est possible de tirer pleinement parti de sa thermopompe, même lors des hivers les plus rigoureux.

Pannes, maintenance et conditions météorologiques extrêmes

Il n'est généralement pas nécessaire d'arrêter complètement une thermopompe en hiver, car elle est conçue pour fonctionner toute l'année pour chauffer et refroidir votre maison. Cependant, il existe quelques situations où un arrêt temporaire pourrait être envisagé :

  1. Pannes ou maintenance : Si votre thermopompe rencontre un problème technique ou nécessite une maintenance, vous devrez peut-être l'arrêter temporairement jusqu'à ce que le problème soit résolu.
  2. Périodes de non-utilisation prolongées : Si vous prévoyez de quitter votre maison pendant une période prolongée en hiver, vous pourriez envisager d'arrêter temporairement votre thermopompe pour économiser de l'énergie.
  3. Conditions météorologiques extrêmes : Dans certaines conditions météorologiques extrêmes, comme de fortes tempêtes de neige ou des températures très basses, vous pourriez choisir d'arrêter temporairement votre thermopompe pour éviter les dommages potentiels.

En règle générale, il est recommandé de laisser votre thermopompe fonctionner normalement pendant la saison hivernale pour maintenir une température confortable dans votre maison et éviter les problèmes de gel des conduites.

Choisir la bonne thermopompe pour les hivers rigoureux

De nombreux propriétaires ont remarqué qu'en plein hiver, leur thermopompe murale ne chauffe pas aussi rapidement qu'ils s'y attendent. Loin d'être inhabituel, ce phénomène affecte d'innombrables foyers à Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord et la Rive-Sud. Chez AirGreen, nous avons été appelés à diagnostiquer et à résoudre ce problème dans des dizaines d'installations.

D'abord, rappelons qu'une thermopompe ne produit pas de chaleur, elle la capte de l'air extérieur pour la transférer à l'intérieur de votre maison. Même lorsque les températures descendent sous le point de congélation, les modèles haute performance comme la Gree Extreme ou la Fujitsu KZAH R-32 peuvent fonctionner jusqu'à -30°C. Nous avons récemment installé une thermopompe murale Gree Extreme de 18 000 BTU dans une maison centenaire à Mascouche, dont les murs étaient mal isolés. Nous avons ajusté la température de consigne, ajouté une isolation thermique à certains murs et programmé un préchauffage progressif avant l'utilisation de l'espace. Une unité sous-dimensionnée en BTU ne chauffera jamais efficacement un espace trop grand. Chez AirGreen, nous effectuons toujours une analyse thermique personnalisée avant toute installation. Par exemple, à Longueuil, un client avait fait installer par un concurrent une unité de 9 000 BTU dans un salon de 600 pieds carrés. Nous avons recommandé une Midea25 de 12 000 BTU, correctement dimensionnée pour l'espace. « Depuis qu'AirGreen a ajusté nos réglages, notre Gree Sapphire chauffe la maison en 15 minutes, même à -20°C. « Nous avions froid tous les matins. Si votre thermopompe murale chauffe lentement en hiver, cela ne signifie pas nécessairement qu'elle est défectueuse. Dans la plupart des cas, le coupable est une mauvaise configuration, un mauvais emplacement ou une maison mal isolée.

Chez Réfrigération Jolicoeur, nous comprenons l’importance de choisir la bonne thermopompe pour faire face aux hivers québécois rigoureux. Les thermopompes sont une solution énergétique efficace, même à basses températures, offrant à la fois chauffage et climatisation. Faites confiance à notre expertise pour installer la thermopompe idéale pour votre maison.

Conclusion

En conclusion, oui, il est possible de chauffer une maison avec une thermopompe pendant une très grande partie de l’hiver québécois. Lorsque les températures chutent, le cycle de chauffage d’une thermopompe se transforme pour s’adapter aux conditions hivernales. L’air extérieur devient plus froid, l’humidité varie et le givre peut se former sur l’unité extérieure, ce qui modifie la façon dont l’appareil fonctionne au quotidien. Comprendre ces ajustements aide à mieux interpréter les bruits, les cycles de dégivrage et les variations de performance observés en plein hiver.

La thermopompe peut chauffer jusqu'à des températures extérieures de -15 à -35. Il faut toutefois savoir que plus la température extérieure diminue, moins la thermopompe est efficace en mode chauffage. Par exemple, une thermopompe avec une capacité de chauffer à -30 chauffera très efficacement jusqu'à environ -20. Si la température continue de descendre, la thermopompe devra fournir plus d'effort pour continuer à chauffer, ce qui réduira son rendement énergétique. C'est pourquoi il est judicieux de disposer d'un mode de chauffage secondaire pour les journées très froides! Apprenez-en plus sur les températures minimales de chauffage d'une thermopompe! L'une de nos thermopompes les plus populaires peut chauffer jusqu'à -30 degrés Celsius!

Moins de journées très froides qu'on le pense! En fait, les journées où les températures descendent sous les -20°C, bien que mémorables, sont beaucoup plus rares qu'on ne le pense! Selon Environnement Canada, à Montréal par exemple, on compte en moyenne moins d’une quinzaine de journées par année où les températures atteignent ou dépassent -20°C. Cela signifie qu’une thermopompe peut chauffer votre maison de manière optimale pendant la très grande majorité de l’hiver québécois.

Carte du Québec indiquant les zones climatiques et les températures moyennes hivernales

Les conseils et astuces qui suivent vous aideront non seulement à contrôler vos dépenses en frais de chauffage, mais aussi à maintenir votre maison confortable, même lors de températures glaciales. Des mesures à connaître, considérant que Ressources naturelles Canada indique que le chauffage représente 63,6 % de l’énergie consommée dans une maison moyenne*.

tags: #efficacite #thermopompe #hiver

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