En ces temps tourmentés où l’inconcevable s’est produit dans notre Europe pacifiée, il est bon de rappeler ce qui rapproche les peuples. Au-delà de la folie guerrière et des ambitions expansionnistes d'un autre temps, nous souhaitons parler ici d’une coutume ancrée dans ces 2 pays frères que sont l’Ukraine et la Russie : le sauna. Tout en lui appelle à l’apaisement, au calme, à la sérénité. Historiquement le Bania est une construction en rondins ou en madriers de bois. Chauffé avec un poêle à bois, il dégage d'agréables parfums boisés et de senteurs naturelles. Rien n’y est artificiel, tout y est authentique. La coutume veut que l’on y utilise des rameaux de bouleau pour se flageller le corps. Rien d’étrange, les feuilles dégagent une huile essentielle adoucissant la peau. Le rituel s’accompagne de projection d’eau sur les pierres incandescentes. Le sauna n’est pas seulement générateur de bien-être, il abolit les différences et rapproche les personnes. Nu(e), dans un sauna, on y est sans armure, sans distinction sociale. Le sauna n’est évidemment qu’un infime aspect de cette culture commune à la Russie et à l’Ukraine.
Cependant, lorsque l'on évoque la Russie, des images parfois surprenantes émergent, mêlant traditions et comportements extrêmes, souvent amplifiés par la diffusion médiatique. Nous avons eu l'occasion d'observer des événements inhabituels qui se produisent en Russie les jours de températures très basses, mais rien ne peut se comparer au protagoniste de la vidéo publiée ci-dessous. On y voit Alexander Shish à moitié nu « marcher » sur la pelleteuse, alors que la température était de moins 37 degrés Celsius, rapporte le Telegraph. Et comme si cela ne suffisait pas, dès qu'il descend de la pelleteuse qu'il utilisait comme balançoire pour s'amuser, ils lui jettent un seau d’eau froide sur la tête. Ce n’est pas la première fois que Shish se lance un tel défi en s’adonnant à des pratiques extrêmes comme le bain à basse température ; il s’était déjà filmé en train de se baigner dans des eaux glacées.

Cette juxtaposition entre la recherche de bien-être ancestral et les défis modernes face aux éléments, ou même l'utilisation d'engins de chantier dans des contextes inhabituels, soulève des questions sur la manière dont les cultures évoluent et se manifestent. La pelleteuse, symbole de construction et de transformation du paysage, peut paradoxalement apparaître dans des scènes évoquant la performance, la résilience face au froid, ou même des actes perçus comme excentriques.
Au-delà des pratiques individuelles ou culturelles, l'usage des engins de chantier comme la pelleteuse est au cœur de débats sociétaux majeurs, notamment dans le contexte actuel du changement climatique. Les images d'une pelleteuse creusant un glacier pour préparer des pistes de ski ont récemment fait le tour des médias, illustrant une tension palpable entre les impératifs économiques du tourisme sportif et la préservation de l'environnement.
Organisateurs de courses de ski en Suisse sont accusés de creuser un glacier pour récupérer de la neige. Un surplus utilisé pour la piste qui doit accueillir des épreuves de la Coupe du monde de ski, en novembre prochain. Associations et sportifs dénoncent une aberration écologique. À grands coups de pelleteuses, le glacier du Théodule a vu sa superficie se réduire. Dimanche 15 octobre, la polémique a éclaté en Suisse suite à la publication par les médias Matin dimanche et 20 minutes de photos montrant les pelles mécaniques s'activer sur ce glacier, situé au sud du pays, à la frontière avec l'Italie. Des travaux menés des deux côtés de la frontière, par les organisateurs de la course de la Coupe du monde de ski qui doit se dérouler dans les stations de ski de Zermatt et Cervinia entre le 11 et le 18 novembre.

Ces travaux, menés en dehors des zones autorisant la pratique du ski, ont permis aux organisateurs de récupérer de la neige pour préparer la piste de la course de vitesse de la compétition. Car même à 3000 mètres d'altitude, au début de cette saison froide, la descente était striée de crevasses, compliquant la tenue des épreuves. Le problème a d'ailleurs été le même l'année précédente. Mais faute de neige, la compétition a été annulée. Cette année, les organisateurs de la Coupe du monde de ski alpin semblent décidés à maintenir les épreuves coûte que coûte.
Face aux réactions indignées, dénonçant un non-sens environnemental, le directeur du comité d'organisation, Franz Julen, a assuré que "toutes les autorisations nécessaires ont été obtenues de la part des autorités et des fédérations dans les deux pays". Cependant, la Commission cantonale a jugé recevable une demande, demandant que la décision soit appliquée dès ce jeudi 19 octobre. Mais dans le même temps, les organisateurs de la course ont annoncé que la piste était prête à recevoir les skieurs.
Cette politique a d'autant plus choqué que les glaciers dans les Alpes sont touchés depuis plusieurs années par des fontes records, subissant à la fois des hivers doux et des étés marqués par des vagues de chaleur intense, des conditions favorisées par le réchauffement climatique. La situation est d'autant plus dramatique en Suisse. La question se pose alors : "Is this the future of alpine skiing in the face of melting glaciers? The absolute wrong path, we need to see more climate action from this industry." Une pétition a en tout cas été lancée pour demander le report de cette course et interpeller la Fédération internationale de ski (FIS), qui ne s'est pas exprimée sur le sujet, sur la nécessité de s'adapter face au changement climatique. 25.000 personnes ont déjà signé la pétition. Le skieur français Alexis Pinturault, dans les colonnes de 20 minutes, a, quant à lui, d'ores et déjà prévenu de son absence. "Notre sport fait partie des plus touchés par le réchauffement climatique et, au lieu de changer notre système, de s’adapter, on fait tout le contraire", a-t-il mis en avant, estimant que "cette compétition, surtout à ce moment-là de l’année, n’a pas de sens."
Ce type d'utilisation des pelleteuses sur des écosystèmes fragiles met en lumière les dilemmes auxquels sont confrontées les industries dépendantes de la nature, et la difficulté d'équilibrer les activités humaines avec la nécessité impérieuse de protéger notre planète.
L'utilisation des pelleteuses ne se limite pas à la construction ou à la modification des reliefs naturels. Elles jouent également un rôle crucial dans les opérations de démolition, souvent dans des contextes délicats où la sécurité est primordiale.
Quatre jours après l'effondrement d'un immeuble à Sanary, c'est le bâtiment d'à côté qui est en train d'être démoli, menacé de s'écrouler. Autour, d'autres, fragilisés, pourraient aussi être détruits. C'est un deuxième choc à Sanary, quatre jours après l'effondrement d'un immeuble sur le port qui a fait trois victimes. Le bâtiment d'à côté, fragilisé, est en train d'être démoli. Le chantier est délicat. La pelleteuse agit petit à petit, morceau par morceau, pour ne pas déstabiliser les autres immeubles.

Les habitants viennent au plus près. Ils ont les yeux rivés sur le chantier et tentent de réaliser ce qui s'est passé. Après l'effondrement, la démolition de cet immeuble qui abritait une crêperie et des habitations à l'étage, au cœur du port, est un autre bouleversement. Une dizaine d'immeubles autour de l'effondrement a été évacuée par mesure de sécurité. Les habitants sont relogés dans leur famille ou à l'hôtel jusqu'à nouvel ordre. Mais les Sanaryens ont du mal à reprendre une vie normale.
Dans ce scénario, la pelleteuse est utilisée avec une précision chirurgicale. L'opérateur doit faire preuve d'une grande habileté pour démanteler une structure sans compromettre l'intégrité des bâtiments adjacents, qui ont déjà été fragilisés par l'événement initial. Cette application de la technologie montre comment ces machines, souvent associées à des travaux de grande envergure, peuvent être employées pour des interventions de haute précision dans des situations d'urgence et de gestion de risques.
Le terme "terrassier" renvoie directement à l'usage des engins comme la pelleteuse, mais dans un contexte de préparation du terrain pour la construction. Un terrassier est un professionnel spécialisé dans la préparation et la modification des sols avant tout projet de construction ou d’aménagement extérieur. Cette profession est la pierre angulaire de nombreux projets, qu'il s'agisse de bâtir une maison, d'aménager un jardin, ou de poser les fondations d'une infrastructure.
Le prix d’un terrassement dépend du type de travaux, de la configuration du terrain et de l’entreprise de terrassement choisie. Avec des plateformes dédiées, vous pouvez comparer facilement plusieurs terrassiers, recevoir des devis personnalisés et choisir un professionnel capable de mener votre chantier dans de bonnes conditions. Le prix d’un terrassement au m² varie selon la nature du sol, l’accès au chantier et le type de travaux (déblai, remblai, évacuation). En moyenne, comptez 25 à 60 €/m², ce prix incluant souvent la main-d’œuvre et l’utilisation des engins de terrassement.
Le terrassement d’une piscine représente un budget compris entre 900 € et 3 000 €, selon la taille du bassin, le type de sol et l’accessibilité. Un terrassier peut également prévoir le drainage et les évacuations pour garantir la stabilité du bassin. La plupart des terrassiers proposent un devis terrassement gratuit pour étudier votre projet (terrassement, assainissement, évacuation des terres, nivellement…). Certains peuvent toutefois facturer une visite technique pour les chantiers complexes.
Il existe une distinction importante : un terrassier prépare le sol (nivellement, déblai, remblai, assainissement), tandis qu’un maçon terrassier cumule ces compétences avec celles de la maçonnerie (fondations, murs de soutènement, dalles…). Les deux métiers sont complémentaires pour un projet de construction.
Faut-il un permis pour réaliser un terrassement ? Pour un petit terrassement (nivellement de terrain, allée, aménagement léger), aucune autorisation n’est généralement requise. En revanche, pour un terrassement de grande ampleur (piscine, construction neuve, modification importante du relief), une déclaration préalable ou un permis de construire peut être nécessaire.
Le travail du terrassier est essentiel pour assurer la stabilité et la durabilité de toute construction. Il implique une compréhension approfondie des sols, des techniques d'excavation et de remblaiement, ainsi que la maîtrise d'engins lourds comme la pelleteuse. Ces professionnels sont les premiers à intervenir sur un site, transformant le paysage brut pour le préparer à accueillir de nouvelles structures.
Dans une tout autre veine, l'exploitation des ressources minières, bien que distincte de l'usage des pelleteuses en surface, partage une thématique commune : celle de la transformation du sol et des roches, souvent dans des conditions extrêmes. Les récits sur la mine de Potosi en Bolivie, bien que centrés sur des méthodes plus ancestrales et manuelles, évoquent un rapport fondamental à la terre et à ses profondeurs, où la force brute et la résilience humaine sont mises à l'épreuve.
La mine de Potosi est déclarée épuisée depuis bien longtemps. Plus de 30 000 tonnes d’argent furent extraites ici pour être envoyées directement en Europe, tout ceci sur le dos de millions de morts… De nos jours, c’est plus de l’étain et du zinc que les mineurs vendent. La mine a été reprise par l’état en 1952. Elle n'était plus assez rentable. Elle fut cédée aux mineurs quand le cours des minéraux s'est effondré. Les mineurs ont accepté, moyennant le paiement d'un impôt. Bien leur en a pris car certains se sont enrichis quand le cours des minéraux est reparti à la hausse.
On s'équipe avant de pénétrer dans la mine : bottes, pantalon, kway, casque et frontale. À l'extérieur, on peut voir le bois d'eucalyptus qui sert à l'étayage et un récipient en pneu qui sert à apporter les roches vers les wagonnets. On peut voir aussi la montagne de déchets de roche, tout ce qui est inutilisable sauf à combler des trous et une montagne de plomb. Les mineurs sont organisés en coopérative. De ce fait, ils sont assez libres au niveau des contraintes de travail. Ce qui est extrait est de la matière brute, un mélange de divers minerais. Chaque mineur y ayant adhéré explorera seul le filon qu'il a découvert. Il se fait aider de "journaliers" qu'il embauche. Les débris de roches sont remontés en surface par des wagonnets, par simple gravitation. Quand 20 T sont extraits, un camion les conduit hors de la ville pour le broyage et la séparation des minéraux présents.
Les mineurs sont très superstitieux. Ils croient en plusieurs Dieux et au diable, el Tio comme ils l’appellent. Avant de recommencer le travail, chaque lundi, ils offrent des feuilles de coca et de l'alcool à la Pachamama à l'entrée de la mine. Un cadeau classique à offrir, c’est un sac de feuilles de coca. Les mineurs en consomment beaucoup pour tenir de longues heures sous terre sans manger, ainsi que de l'alcool de canne à….96° ! Chaque mineur vend ensuite sa récolte à des entreprises privées. Celles-ci analysent la qualité de l’échantillon et payent ensuite les mineurs selon les cours internationaux en dollars. Ce qui entraîne une perte d’argent pour les mineurs lors du change en monnaie locale.
Les mineurs créent les tunnels avec de l'explosif. Ce sont des bâtons de nitroglycérine. Ils les introduisent dans les trous que l’on voit sur ces photos. Par souci d'économie, ils divisent le bâton en 5 morceaux. Armé de sa mèche, ils l'introduisent dans un trou percé dans la roche et comblent l’espace manquant avec un autre explosif qu'ils achètent par sacs de 50 kgs. En fait, ils refont un bâton de dynamite avec ces billes roses et du papier journal. Les mineurs creusent horizontalement la roche qu'ils ont dynamitée à la recherche d'une veine. Quand ils l'ont trouvée, ils dynamitent une autre voie, en diagonale et en extraient les minéraux. Soit au marteau piqueur (très dangereux) soit au burin.
Puis nous pénétrons dans la mine en longeant des couloirs sombres, humides, parfois froids et parfois chauds. Il faut savoir qu'ici, à Potosi, la température hivernale peut descendre à -10°. On marche entre les traverses des rails en pataugeant dans une eau jaune acide. Et la guide me fait découvrir les veines des matériaux. Les accidents dans la mine sont encore nombreux. La manipulation de la dynamite cause régulièrement des morts. Beaucoup souffrent de maladies respiratoires tant la poussière est présente dans la mine de Potosi. Cette poussière est faite de silice : beaucoup de mineurs, même jeunes, souffrent déjà de la maladie de la silicose. À cela, il faut ajouter des gaz nocifs comme l’arsenic et le manque d’oxygène… Les mineurs qui commencent le travail parfois dès 14 ans poussent à mains nues des wagons de 2 tonnes dans des galeries étroites sur des rails approximatifs, quand il y en a. Ils portent sur le dos des sacs de 40 kilos sur des kilomètres de galeries. Les mineurs qui travaillent au marteau piqueur sont dramatiquement exposés à la poussière de la roche, roche qui contient toutes sortes de minéraux, argent, fer, zinc, plomb et amiante. Leur espérance de vie est de 40 ans à peine. Les autres iront jusque 60 ans, pas plus.
Il y a encore pour 100 ans de découverte possible. Cependant la montagne fut tellement exploitée que, de l'intérieur, elle ressemble à un gruyère. Elle reste debout pour 2 raisons : 1- le dernier filon exploité est situé à 4200m. Interdiction de creuser au-dessus. 2- tous les étais en bois (qui ont servi à l'exploitation de la mine) créent un véritable squelette de bois. La montagne fait 4700 m de haut. Ainsi donc, les mineurs commencent maintenant à explorer et creuser le sous sol de la montagne. Ils descendent dans les entrailles de la montagne par tranche de 30 m en utilisant ces échelles de bois. Actuellement ils sont à 100 m de profondeur.

En 1985, les mineurs ont explosé la roche comme d'habitude pour creuser une voie secondaire dont le filon semblait prometteur. Le travail a commencé : dynamitage, extraction, dynamique…. Et boum! Un autre dynamitage a fait apparaître une tête. Superstitieux comme pas deux, les mineurs y ont vu la tête d'un dieu. Ceux-ci ne voulaient pas l'explorer car pour eux tout est sacré, de l'arbre aux pierres. Les conquistadors ont eu l'idée de créer cette statue/diable afin de convaincre les indigènes qu'ils leur arriveraient malheur s'ils ne travaillaient pas. Détaillons la statue : cornes de Diable, pieds et jambes de bouc, 2 mains différemment posées (l'une reçoit, l'autre protège), des joues gonflées par la coca et sexe très proéminent pour ensemencer la Pachamama. Comment cette statue s'est retrouvée au fond de la mine, je ne sais pas. En tout cas, l'autel est honoré par des offrandes de coca, alcool, cigarettes, bière….et même si il y avait là un diamant de 50 carats personne n'irait creuser!! Visiter cette mine aux conditions de travail dignes de notre Moyen Âge est un voyage hors du temps qui relativise nos maux et nos revendications, qui force le respect.
Bien que les méthodes diffèrent radicalement de l'usage des pelleteuses, l'exploration des profondeurs terrestres à Potosi partage une constante : la confrontation de l'homme à la matière brute, les risques encourus, et la transformation incessante du paysage, qu'il soit de surface ou souterrain. Les engins lourds comme les pelleteuses sont une évolution technologique qui permet d'accomplir des tâches similaires, mais à une échelle et une vitesse bien plus grandes, tout en introduisant de nouvelles problématiques, notamment écologiques et réglementaires.
L'ensemble de ces éléments - de la tradition ancestrale du sauna à l'usage contemporain des pelleteuses dans des contextes variés, en passant par les défis écologiques et les conditions de travail extrêmes - dessine un tableau complexe de l'ingéniosité humaine, de ses interactions avec l'environnement, et des cultures qui façonnent nos sociétés. Ces différentes facettes, bien qu'apparemment disparates, montrent comment la technologie, les traditions et les impératifs modernes se croisent et se confrontent, créant un récit continu de l'adaptation et de la transformation.
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